Article du 04 janvier 2015

Feu vert à la réouverture des jeux de Baby Plagetdgphoto310315
Eaux-Vives

L’interdiction émise par l’Etat est levée. L’association qui gère le parc s’apprête à davantage sécuriser les lieux.

Image: Patrick Gilliéron Lopreno
Par Luca Di Stefano 04.01.2015

Les jeux de Baby Plage ont de l’avenir. Fermé au public depuis plusieurs mois, ce lacis de cordes, pneus et autres matériaux de récupération a reçu l’autorisation de rouvrir, signée par le service de la Police du feu. Ces prochains jours, les panneaux d’interdiction tomberont et la place de jeu au bord du Léman sera à nouveau officiellement ouverte.

«Ça a été notre cadeau de Noël. Il nous faut simplement installer le règlement et un témoin permettant de vérifier la hauteur du sable pour pouvoir rouvrir», annonce d’une voix enjouée Dorothée Marthaler, présidente de l’association Cheetah Baby Plage. Après des mois de lutte et une pétition munie de plus de 3000 signatures, les gestionnaires du parc ont déjà réalisé certaines des retouches qui leur étaient demandées. Parmi celles-ci, la pose d’une couche de sable de quartz de quarante centimètres, comme on en trouve sur les terrains de beach-volley. C’est ce qui a permis cette remise en service qui ne devrait tarder.

Après cela, un deuxième chantier de sécurisation devrait démarrer. «Au mieux, février, sinon au printemps. Les demandes de construire ont été déposées, nous attendons les autorisations», fait savoir Dorothée Marthaler. Ce parc, au pied des Eaux-Vives, subira alors plusieurs modifications, entre quelques périmètres réduits (afin d’éviter les chocs éventuels) et la fixation d’éléments au sol. Après les travaux, la jungle aura-t-elle conservé son charme originel? «L’architecte a bien pris soin de garder la spécificité du lieu», rassure la présidente de l’association.

Conçu en 2000 par l’enseignant Jean Georges Ernst, le Cheetah Parc permet à des milliers d’enfants de jouer au chimpanzé depuis plus d’une décennie. Mais en 2013, la question de la responsabilité surgit. Le Canton, propriétaire du terrain, juge l’aire de jeu trop dangereuse et ordonne sa fermeture. Alors que l’association fait recours, les interdictions s’avèrent peu efficaces et le parc ne désemplit pas. L’appel des lianes est trop fort.

Quant aux élus de la Ville de Genève, ils ont en majorité souhaité le maintien des installations tout en pointant la nécessité d’entretien et de sécurisation. Avec cette réouverture et ces travaux de sécurisation, leur vœu semble donc avoir été exaucé. (TDG)